emploi agricole féminin

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La population active féminine en agriculture en 2016 – Infostat

L’agriculture, un monde également féminin

Qu’elles soient cheffes d’exploitation ou d’entreprise, conjointes actives sur l’exploitation ou salariées de la production agricole, les femmes sont fortement présentes en agriculture. En 2016, la population active agricole féminine se compose de 111 000 cheffes, 25 500 collaboratrices d’exploitation et 372 000 salariées, soit un total de plus de 508 000 femmes.

Un quart des chefs de sexe féminin

En 2016, elles sont 111 000 cheffes d’exploitation ou d’entreprise agricole, soit 24 % de l’ensemble, une proportion globalement stable depuis plus de dix ans. Si les femmes représentent 25,6 % de l’effectif des chefs d’exploitation, leur proportion n’est que de 5,1 % parmi les chefs d’entreprise de services.

L’âge moyen des femmes chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole est de 51,6 ans contre 48,2 ans pour les hommes. Parmi elles, 19,3 % ont plus de 60 ans.

Un huitième des femmes devenues chef par transfert entre époux

Lorsque l’agriculteur fait valoir ses droits à la retraite, il dispose de la possibilité de transmettre son entreprise à son conjoint, qui la dirige alors jusqu’à sa propre retraite.  Dans 88,2 % des cas, cette  transmission -dite transfert entre époux- s’effectue de l’homme vers la femme. La proportion de femmes ayant bénéficié d’un transfert entre époux est de 12,1 % ; cette proportion n’est que de 0,5 % pour les hommes. L’âge moyen des cheffes s’établit à 50,8 ans en l’absence de transfert entre époux et à 62,1 ans dans le cas contraire.

Le phénomène du transfert entre époux était très important dans les années 2 000. La réforme des régimes de retraite, en conduisant les chefs à prendre leur retraite de plus en plus tardivement, a néanmoins contribué à le réduire très fortement. Les femmes ayant succédé à leur mari dans les années 2 000 prennent désormais leur retraite, et les départs ne sont plus compensés par autant de transferts entre époux. En conséquence, entre 2006 et 2016, le recul démographique des actifs agricoles affecte de manière un peu plus marquée les effectifs féminins (- 14,5 %) que masculins
(- 13,4 %).

Une présence féminine à la tête de 29 % des exploitations ou entreprises

En 2016, 29,2 % des exploitations et des entreprises agricoles possèdent au moins une femme comme exploitante ou co-exploitante. Lorsqu’elles sont associées à des dirigeants masculins, les femmes dirigent des structures de forme sociétaire, comme le GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun) ou l’EARL (entreprise agricole à responsabilité limitée). Lorsqu’elles sont seules, les femmes privilégient la forme juridique en nom personnel dans 71,7 % des cas. Pour les hommes ce choix est moins marqué (59,7 %).

Une présence plus marquée dans l’agriculture traditionnelle et la filière cheval

Les cheffes d’exploitation exercent principalement leur activité dans le secteur de l’élevage de bovins-lait (17 %), les cultures céréalières et industrielles (16,6 %) et les cultures et élevages non spécialisés (12,7 %). De manière générale, les femmes sont présentes dans l’agriculture traditionnelle.

Elles sont aussi proportionnellement très implantées dans l’élevage de chevaux (47,6 %), l’entraînement, dressage, haras, clubs hippiques (45,6 %) et l’élevage de gros animaux (44,4 %). En revanche, elles sont quasi-absentes dans les exploitations de bois (1,6 %), les entreprises paysagistes (4,3 %), la sylviculture (9,8 %) et les entreprises de travaux agricoles (12,1 %).

Des revenus professionnels moyens 30 % inférieurs à ceux des hommes

En 2016, lorsqu’elles sont imposées au réel et que les revenus sont connus, les agricultrices disposent d’un revenu professionnel agricole annuel moyen de 9 552 euros, 30 % inférieur à celui des agriculteurs (13 601 euros).

L’écart de revenu est maximal parmi les plus bas et les plus hauts revenus professionnels ; dans les tranches intermédiaires de revenus, l’écart oscille entre 0,5 et 2 % en faveur des hommes.

Les femmes chefs d’exploitation sont 41,8 % à bénéficier d’un revenu inférieur à 4 315 euros par an, critère couramment utilisé pour qualifier les situations de grande difficulté ; chez les hommes, cette proportion est de 36,6 %. En revanche, parmi les chefs dont le revenu professionnel moyen est déficitaire, les femmes ont un déficit moyen plus faible que celui des hommes : déficit de 6 360 euros pour les premières et de 7 157 euros pour les seconds.

Les femmes sont à peine un quart à bénéficier des revenus professionnels supérieurs à 1820 SMIC (soit 17 600 euros), contre un tiers des hommes. Dans cette tranche de revenus la plus élevée, les revenus professionnels moyens des femmes sont inférieurs de 8,2 % à ceux des hommes (respectivement 35 761 euros et 38 967 euros).

Le statut de collaboratrice d’exploitation tombé en désuétude

En 2016, parmi l’ensemble des conjointes d’exploitants ou d’entrepreneurs agricoles, 15 % sont affiliées en qualité de conjointes actives sur l’exploitation ou dans l’entreprise avec le statut de collaboratrice d’exploitation.

En dix ans, l’effectif de collaboratrices d’exploitation a été divisé par deux, traduisant le désintérêt des jeunes générations pour ce statut. Les femmes préfèrent s’orienter vers un statut de co-exploitant lorsqu’elles restent sur l’exploitation.

Agées de 53,5  ans en moyenne, elles sont, elles aussi, principalement présentes dans les secteurs d’activité traditionnels comme l’élevage laitier, le secteur céréalier, la polyculture associée à de l’élevage ou l’élevage de bovins pour la viande.

Elles sont présentes sur l’exploitation agricole de leur conjoint, le plus souvent dans une structure en nom personnel, et exploitant une superficie supérieure à la moyenne (62,9 hectares vs 55,4 hectares).

En termes de revenus, 30,7 % des exploitations ayant des collaboratrices d’exploitation ont des revenus égaux ou supérieurs à un SMIC annuel alors que pour 26,3 %, les revenus n’excèdent pas 400 SMIC horaire.

372 000 femmes salariées dans la production agricole

Le secteur de la production agricole emploie 372 000 femmes, un effectif en baisse de 3,9 % par rapport à 2015. Elles représentent 90 600 équivalents temps plein (+ 1,6 % en un an) et 35,1 % des salariés du secteur.

Avec un âge moyen de 38,9 ans, les salariées de la production agricole sont principalement employées dans la viticulture (36,9 %), les cultures spécialisées (31,1 %), et les cultures et élevages non spécialisés (16,6 %), une hiérarchie des activités prépondérantes stable depuis une décennie.

Des conditions d’emploi moins favorables pour les femmes salariées

Le recours au contrat à durée déterminée (CDD) occupe une place prépondérante dans l’emploi féminin de la production agricole. Ainsi, 83,1 % des salariées du secteur détiennent un CDD, ce qui représente 308 900 contrats de travail en 2016. Le recours au CDD prévaut particulièrement dans la viticulture, les cultures spécialisées et les entreprises de travaux agricoles, des secteurs marqués par des volumes conséquents de travail saisonnier.

Sur le marché du travail agricole, les femmes ont des conditions d’emploi plus précaires que celles des hommes. En CDD, la durée moyenne d’un contrat féminin est inférieure de 16,6 % à celle d’un contrat masculin. En revanche, leur rémunération horaire moyenne est supérieure de 1,8 % à celle des hommes. En CDI, les femmes ont des temps de travail inférieurs de 16,3 % en moyenne à ceux des hommes. Elles sont plus souvent à temps partiel, et leurs niveaux de rémunération horaire sont inférieurs de 4,9 % à ceux des hommes. Enfin, les femmes représentent 38 % des salariés saisonniers.

Environ 146 000 femmes n’ont pas le statut de non salarié agricole mais sont néanmoins incontournables

En 2016, environ 146 000 femmes d’exploitants ne sont ni cheffes, ni collaboratrices d’exploitation. Elles occupent un emploi salarié dans l’entreprise de leur conjoint ou dans une autre entreprise et  assurent ainsi un complément de revenu au ménage, qui contribue par contrecoup au maintien de l’exploitation. Leur participation à la gestion des exploitations n’est pas directement mesurable, mais réelle, car lorsqu’elles sont interrogées lors du recensement agricole, elles déclarent majoritairement aider à la gestion de l’exploitation, bien que n’ayant pas le statut de collaboratrice.

 

Méthodologie :

  • Les entreprises de la production agricole: ce sont les entreprises dirigées par un ou plusieurs non-salariés. Le champ inclut les exploitations agricoles proprement dites, auxquelles s’ajoutent des filières regroupées sous le vocable « entreprises agricoles » : la conchyliculture, les marais salants, la filière bois (travaux forestiers, sylviculture, et scieries de petite taille), les entreprises de travaux agricoles, les entreprises paysagistes, et l’ensemble de la filière cheval (centres équestres et entraîneurs de course compris).
  • es femmes chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole: il s’agit de tous les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole de sexe féminin (personnes physiques, membres de GAEC ou de sociétés) en activité en France métropolitaine au 1er janvier 2016 et qui cotisent en tant que non salariée à l’une des trois branches de sécurité sociale vieillesse, maladie ou famille. Les cotisantes de solidarité et les jeunes femmes chefs d’exploitation installées après le 1er janvier 2016 sont exclues.
  • Les collaboratrices d’exploitation: la population des conjointes de chefs comporte des femmes actives et des femmes non actives sur l’exploitation. Les conjointes actives ont toutes le statut de collaboratrice d’exploitation.
  • Les femmes salariées de la production agricole : il s’agit de toutes les femmes ayant effectué au moins un contrat quel qu’en soit la nature (CDD, CDI) et quelle qu’en soit la durée, dans une ou plusieurs entreprises de la production agricole. Aux activités citées ci-dessus, s’ajoutent les gardes-chasse, les gardes-pêche ainsi que les organismes de remplacement de travail temporaire agricoles, essentiellement des groupements d’employeurs.

 

Un peu d’histoire…

Le mot « agricultrice » n’est apparu dans le Larousse qu’en 1961. Mais, le statut juridique reste flou.

En 1962, sont créés les GAEC (groupements agricoles d’exploitation en commun) permettant à des agriculteurs de s’associer. Toutefois, cette loi qui empêche deux époux d’être seuls associés, a principalement profité aux fils d’agriculteurs s’apprêtant à reprendre l’exploitation, maintenant ainsi l’épouse comme aide familiale.

En 1973, elles peuvent être associées d’exploitation mais le recours à ce statut concerne d’abord essentiellement les fils d’agriculteurs.

En 1980, elles bénéficient du statut de co-exploitante qui leur permet de gérer la partie administrative de l’exploitation.

En 1985, avec l’apparition de l’EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée), elles obtiennent une reconnaissance de leur activité au sein des exploitations et entreprises agricoles car ce type de société civile permet aux conjoints de s’associer en individualisant leurs tâches et leurs responsabilités.

Pourtant c’est seulement avec la loi d’orientation agricole de 1999 et la création du statut de « conjoint collaborateur » que les agricultrices disposent d’un accès à une protection sociale (retraite).

La Loi de modernisation agricole de juillet 2010 permet la constitution de GAEC entre conjoints, qu’ils soient mariés, pacsés ou concubins, pour donner un statut juridique au travail du conjoint dans une exploitation agricole.

Service de Presse
Géraldine Vieuille : 01.41.63.72.41 / vieuille.geraldine[at]ccmsa.msa.fr
Caroline Tonini : 01.41.63.70.97 / tonini.caroline[at]ccmsa.msa.fr

 

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La population active féminine en agriculture en 2015 – Infostat

En agriculture, les femmes, elles assurent

Cheffes d’exploitation ou d’entreprise de services, conjointes actives sur l’exploitation ou salariées dans la production agricole, les femmes sont sur tous les fronts. En 2015, la population active agricole féminine comprend 111 800 cheffes, 28 500 collaboratrices d’exploitation et 387 000 salariées dans la production agricole, soit plus d’un demi-million de personnes.

Près d’un chef sur quatre est une femme

En 2015, elles sont 111 800 cheffes d’exploitation ou d’entreprise agricole, soit 23,9 % de l’ensemble de la population. Cette proportion est stable depuis plus de 10 ans. Les femmes représentent 25,4 % de l’effectif des chefs d’exploitation. En revanche, parmi les chefs d’entreprise de services, la proportion de femmes n’est que de 5 %.

Sur la décennie 2005-2015, la baisse du nombre de cheffes est quasi identique à celle de leurs homologues masculins : – 14,7 % pour les femmes, -14,5 % pour les hommes.

La succession entre époux demeure une affaire de femmes

Dans environ neuf cas sur dix, lorsque l’agriculteur prend sa retraite, la transmission de l’exploitation ou de l’entreprise au conjoint se fait dans le sens homme-femme.

L’âge moyen des femmes chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole est de 51,6 ans contre 48,2 ans pour les hommes. Parmi elles, près de 19 % ont plus de 60 ans. Contrairement aux années passées, il n’y a plus d’écart significatif entre hommes et femmes en cas de transmission entre époux, lorsque le conjoint fait valoir ses droits à la retraite.

Les cheffes plébiscitent l’activité agricole traditionnelle et les formes sociétaires

Comme l’an passé, en 2015, 29 % des exploitations et des entreprises agricoles possèdent au moins une femme comme exploitante ou coexploitante. Les femmes dirigent majoritairement des structures de forme sociétaire associées fréquemment à des coexploitants de sexe masculin. Elles sont 58,9 % dans ce cas. Les EARL ont leur préférence dans 26,4 % des cas, suivies par les GAEC pour 16,6 % d’entre elles.

Les cheffes d’exploitation exercent principalement leur activité dans le secteur de l’élevage de bovins-lait (17,5 %), les cultures céréalières et industrielles (16,7 %), et les cultures et élevages non spécialisés (12,8 %). De manière générale, les femmes sont nombreuses dans l’agriculture traditionnelle. Elles sont aussi proportionnellement très présentes dans la filière cheval et également dans l’élevage de gros animaux.

Une conjointe d’exploitant ou d’entrepreneur agricole sur six est une collaboratrice d’exploitation

En 2015, parmi l’ensemble des conjointes d’exploitants ou d’entrepreneurs agricoles, 16,2 % des femmes sont affiliées en qualité de conjointes actives sur l’exploitation ou dans l’entreprise avec le statut de collaboratrice d’exploitation.

Depuis 10 ans, le nombre de collaboratrices d’exploitation est divisé par 2, traduisant la désaffection des jeunes générations pour ce statut. Elles préfèrent s’orienter vers un statut de coexploitant lorsqu’elles restent sur l’exploitation.

Agées de 53,3 ans en moyenne, elles sont principalement présentes dans les secteurs d’activité traditionnels : élevage laitier, cultures céréalières et industrielles, polyculture associée à de l’élevage ou élevage de bovins-viande. Leurs exploitations agricoles sont dirigées par leur conjoint sous la forme de sociétés en nom personnel et leurs dimensions économiques mesurées en termes de revenus et de superficie d’exploitation sont supérieures à la moyenne.

En 2015, 387 000 femmes occupent un emploi salarié dans la production agricole

Le secteur de la production agricole emploie 387 000 femmes, correspondant à 89 200 équivalents temps plein ; elles représentent 35,4 % des salariés du secteur.

Avec 38,7 ans d’âge moyen, les salariées de la production agricole occupent principalement un emploi en viticulture (38,3 %), en cultures spécialisées (30,9 %) ou en cultures et élevages non spécialisés (16,3 %), une hiérarchie des activités stable depuis dix ans.

Les salariées de la production agricole sont très majoritairement employées en CDD

Le recours au Contrat à durée déterminée (CDD) occupe une place hégémonique dans l’emploi féminin de la production agricole. Ainsi, 83,5 % des salariées du secteur en sont titulaires, effectuant 323 300 contrats en 2015. Le recours au CDD prédomine particulièrement en viticulture et en cultures spécialisées et dans les entreprises de travaux agricoles, secteurs marqués par un volume important de travail saisonnier.

Sur le marché du travail agricole, les femmes supportent des conditions d’emploi moins favorables que celles des hommes. En CDD, la durée moyenne d’un contrat féminin est inférieure de 18 % à celle d’un contrat masculin mais la rémunération est semblable d’un sexe à l’autre. En CDI, les femmes ont des temps de travail inférieurs de 17 % en moyenne à ceux des hommes. Elles sont  plus souvent en temps partiel et leurs niveaux de rémunération horaire sont inférieurs d’environ 6% à ceux des hommes, surtout aux postes d’encadrement.

Environ 150 000 femmes n’ont pas le statut de non salarié agricole mais sont indispensables

Les femmes d’exploitants qui ne sont ni des cheffes, ni des collaboratrices d’exploitation, sont au nombre de 149 800. Elles occupent un emploi salarié dans l’entreprise de leur conjoint, ou dans une autre entreprise mais demeurent incontournables dans la bonne marche de l’exploitation ou de l’entreprise agricol

 

Les entreprises de la production agricole : ce sont  les entreprises dirigées par un ou plusieurs non-salariés. Le champ inclut les exploitations agricoles proprement dites, auxquelles s’ajoutent des filières regroupées sous le vocable entreprises agricoles : la conchyliculture, la pisciculture, les marais salants, la filière bois (travaux forestiers, sylviculture, et scieries de petite taille), les entreprises de travaux agricoles, les entreprises paysagistes, et l’ensemble de la filière cheval (centres équestres et entraîneurs de course compris).

Les femmes chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole : il s’agit de tous les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole de sexe féminin (personnes physiques, membres de GAEC ou de sociétés) en activité en France métropolitaine au 1er janvier 2014 et qui cotisent en tant que non salariée à l’une des trois branches de sécurité sociale vieillesse, maladie ou famille. Les cotisantes de solidarité et les jeunes femmes chefs d’exploitation installées après le 1er janvier 2014 sont exclues.

Les collaboratrices d’exploitation : la population des conjointes de chefs comporte des femmes actives et des femmes non actives sur l’exploitation. Les conjointes actives ont toutes le statut de collaboratrice d’exploitation.

Les femmes salariées de la production agricole : il s’agit de toutes les femmes ayant effectué au moins un contrat quel qu’en soit la nature  (CDD, CDI, …) et quel qu’en soit la durée, dans une ou plusieurs entreprises de la production agricole. Aux activités citées ci-dessus s’ajoutent les gardes-chasse, les gardes-pêche, ainsi que  les organismes de remplacement et de travail temporaire agricoles, essentiellement des groupements d’employeurs.

 

Service de Presse
Géraldine Vieuille : 01.41.63.72.41 / vieuille.geraldine[at]ccmsa.msa.fr
Caroline Tonini : 01.41.63.70.97 / tonini.caroline[at]ccmsa.msa.fr

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La population active féminine en agriculture en 2014 – Infostat

Les femmes assument une part importante de l’emploi en agriculture

Qu’elles soient cheffes d’exploitation, cheffes d’entreprise de service, conjointes actives sur l’exploitation ou salariées dans la production agricole, elles contribuent au dynamisme du milieu rural et au maintien du tissu social environnant leur famille et leur exploitation. En 2014, la population active agricole féminine comprend 113 200 femmes cheffes d’exploitation ou d’entreprise agricole, 31 000 collaboratrices d’exploitation et 394 000 salariées dans la production agricole, soit plus d’un demi-million de personnes.

Les femmes représentent près d’un quart des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole

En 2014, elles sont 113 200 cheffes d’exploitation ou d’entreprise agricole, soit 24 % de l’ensemble de la population. Cette proportion est stable depuis plus de 10 ans. Les femmes représentent 25,5 % de l’effectif des chefs d’exploitation. En revanche, parmi les chefs d’entreprise de services, la proportion de femmes n’est que de 5 %.

En dix ans, la baisse du nombre de cheffes a été quasi identique à celle de leurs homologues masculins (-14 % pour les femmes, -15 % pour les hommes). Sur la décennie 2005-2014, les exploitations agricoles traditionnelles dirigées ou codirigées par des femmes ont diminué de -14 % (-15 % pour les hommes), a contrario le nombre de femmes à la tête d’une entreprise agricole a progressé de + 21 %.

La démographie des cheffes est marquée par la succession entre époux

L’âge moyen des femmes chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole est de 51 ans et demi contre 48  ans pour les hommes. Parmi elles, 42 % ont 55 ans ou plus. L’importance de cette tranche d’âge s’explique par le phénomène de succession entre époux lorsque le conjoint fait valoir ses droits à la retraite. Les entrées comme les sorties dans le métier d’agriculteur sont marquées par l’effet « transfert entre époux » ; de facto, le turn-over des cheffes est supérieur à celui des hommes : 5,6 % pour les femmes, 3,5 % pour les hommes.

Activité agricole plutôt traditionnelle, recours important à la forme sociétaire, telles sont les options des femmes chefs

En 2014, 29 % des exploitations et des entreprises agricoles possèdent au moins une femme comme exploitante ou co-exploitante. Les femmes dirigent majoritairement des structures de forme sociétaire associées fréquemment à des co-exploitants de sexe masculin ; elles sont 59 % dans ce cas. Elles sont établies en EARL dans 26,5 % des situations et en GAEC pour 17 % d’entre elles.

Les cheffes d’exploitation exercent principalement leur activité dans le secteur de l’élevage de bovins-lait (18 %), les cultures céréalières et industrielles (16,5 %) et les cultures et élevages non spécialisés (13 %). De manière générale, les femmes sont nombreuses dans l’agriculture traditionnelle ; elles sont aussi proportionnellement très présentes dans la filière cheval.

Les collaboratrices d’exploitation représentent 1/6 des conjointes de chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole

En 2014, parmi l’ensemble des conjointes d’exploitants ou d’entrepreneurs agricoles, 17 % des femmes sont affiliées en qualité de conjointes actives sur l’exploitation ou dans l’entreprise avec le statut de collaboratrice d’exploitation.

Depuis 10 ans, le nombre de collaboratrices d’exploitation a été divisé par 2, traduisant le faible attrait des jeunes générations pour ce statut ; elles préfèrent s’orienter vers un statut de co-exploitant lorsqu’elles restent sur l’exploitation.

Agées de 53 ans en moyenne, elles sont principalement présentes dans les secteurs d’activité traditionnels. Leurs exploitations agricoles sont dirigées par leur conjoint sous la forme de sociétés en nom personnel et leurs dimensions économiques mesurées en termes de revenus et de superficie d’exploitation sont supérieures à la moyenne.

En 2014, 394 000 femmes sont salariées dans la production agricole

Le secteur de la production agricole emploie 394 000 femmes, correspondant à 93 700 équivalents temps plein ; elles représentent 36 % des salariés du secteur.

Avec 39 ans d’âge moyen, les salariées de la production agricole occupent principalement un emploi en viticulture (39 %), en cultures spécialisées (31 %) ou en cultures et élevages non spécialisés (17 %), une hiérarchie des activités dominantes stable depuis dix ans.

Les salariées de la production agricole sont massivement employées en CDD

Le recours au Contrat à durée déterminée (CDD) occupe une place hégémonique dans l’emploi féminin de la production agricole, 83,4 % des salariées du secteur en sont titulaires, ce qui représente 328 600 contrats en 2014. Le recours au CDD prédomine particulièrement en viticulture et en cultures spécialisées, secteurs marqués par un volume important de travail saisonnier (la durée médiane d’un CDD féminin est de 288 heures en 2014).

En CDD, il n’y a pas de discrimination notable entre femmes et hommes : les durées moyennes des contrats et les rémunérations horaires sont très proches. En CDI, les femmes ont des temps de travail inférieurs aux hommes du fait notamment du temps partiel et leurs niveaux de rémunérations horaires sont également inférieurs, surtout aux postes d’encadrement.

Entre deux et cinq mille femmes d’exploitants sans statut social

Les femmes d’exploitants qui ne sont ni des cheffes, ni des collaboratrices d’exploitation, sont au nombre de 150 000. Pour la plupart d’entre elles, elles occupent un emploi salarié dans l’entreprise de leur conjoint, ou dans une autre entreprise. Néanmoins il existe encore des femmes d’exploitants sans déclaration sociale à la MSA et sans emploi. Leur nombre est estimé entre 2 et 5 mille personnes.

Les entreprises de la production agricole : ce sont  les entreprises dirigées par un ou plusieurs non-salariés. Le champ inclut les exploitations agricoles proprement dites, auxquelles s’ajoutent des filières regroupées sous le vocable entreprises agricoles : la conchyliculture, la pisciculture, les marais salants, la filière bois (travaux forestiers, sylviculture, et scieries de petite taille), les entreprises de travaux agricoles, les entreprises paysagistes, et l’ensemble de la filière cheval (centres équestres et entraîneurs de course compris).

Les femmes chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole : il s’agit de tous les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole de sexe féminin (personnes physiques, membres de GAEC ou de sociétés) en activité en France métropolitaine au 1er janvier 2014 et qui cotisent en tant que non salariée à l’une des trois branches de sécurité sociale vieillesse, maladie ou famille. Les cotisantes de solidarité et les jeunes femmes chefs d’exploitation installées après le 1er janvier 2014 sont exclues.

Les collaboratrices d’exploitation : la population des conjointes de chefs comporte des femmes actives et des femmes non actives sur l’exploitation. Les conjointes actives ont toutes le statut de collaboratrice d’exploitation.

Les femmes salariées de la production agricole : il s’agit de toutes les femmes ayant effectué au moins un contrat quel qu’en soit la nature  (CDD, CDI, …) et quel qu’en soit la durée, dans une ou plusieurs entreprises de la production agricole. Aux activités citées ci-dessus s’ajoutent les gardes-chasse, les gardes-pêche, ainsi que  les organismes de remplacement et de travail temporaire agricoles, essentiellement des groupements d’employeurs.

Service de Presse
Géraldine Vieuille : 01.41.63.72.41 / vieuille.geraldine[at]ccmsa.msa.fr

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Les femmes dans l’agriculture au premier janvier 2014 – Etude

La population active agricole féminine se répartit en trois catégories : les femmes chefs d’exploitation ou d’entreprise, les conjointes collaboratrices d’exploitation et les femmes salariées de la production agricole.

Les femmes représentent un quart des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole en 2014. Cette proportion est stable depuis plus de dix ans.

L’âge moyen des cheffes est de 51,4 ans contre 47,8 ans pour les hommes.

Parmi ces femmes, 42,3 % ont 55 ans ou plus. L’importance de cette tranche d’âge s’explique par le phénomène de succession entre époux lorsque le conjoint part à la retraite. Seuls 29,6 % des hommes appartiennent à cette classe d’âge.

Plus de 72 % des cheffes déclarent être mariées ou vivre maritalement contre 50 % des hommes.

Les entrées comme les sorties dans le statut sont marquées par l’effet « transfert entre époux » ; de fait, le turn-over des cheffes est supérieur à celui des hommes (5,6 % contre 3,5 %).