emploi salarié agricole

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L’emploi salarié dans les Cuma en 2013 – Synthèse

En 2013, les CUMA employeuses de main d’œuvre sont au nombre de 1 600, et emploient 2 078 salariés équivalents temps plein (ETP).

Ce sont des établissements de petite taille, 1,3 ETP en moyenne, recourant à une forte proportion d’emplois en CDI (78 % des ETP).

Après une légère hausse entre 2010 et 2012, l’emploi diminue à partir de 2013. Ce sont les emplois en CDI qui sont affectés par cette baisse.

Les salariés des CUMA sont mieux rémunérés en moyenne que ceux de la production agricole, du fait du poids important des cadres, des emplois en CDI et d’une forte qualification des salariés.

La structure d’âge du salariat ne présente pas de grande différence avec celle de l’ensemble de la production agricole. Par contre, l’emploi féminin est beaucoup moins développé en CUMA que dans le reste de la production.

L’emploi est très concentré dans trois régions : Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne.

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L’emploi des salariés agricoles au premier trimestre 2014 – Infostat

L’emploi agricole au 1er trimestre 2014 retrouve du dynamisme, sauf dans le secteur Tertiaire

L’emploi agricole rebondit ce trimestre, avec des indicateurs positifs, en dépit de la légère dégradation observée dans le secteur Tertiaire. Le phénomène de substitution de l’emploi en CDI au profit de l’emploi en CDD perdure. L’emploi permanent et la masse salariale progressent.

Points saillants au 1er trimestre 2014

L’emploi agricole progresse

La configuration de l’emploi agricole retrouve ce trimestre un certain dynamisme, malgré la poursuite de la régression, mineure, du secteur Tertiaire. L’emploi global présente des indicateurs positifs. Le volume global de contrats actifs progresse de + 1,3 % : Production + 2,4 %, Transformation + 1,1 % et «Autres activités» + 0,5 %. Seul le secteur tertiaire est en baisse de – 0,5 %.

Le nombre d’heures de travail suit le même schéma d’évolution, avec une progression de   + 3,3 %, dont + 4,8 % pour le secteur de la Production, + 0,9 % pour la Transformation et + 9,0 % pour les «Autres activités». Le secteur tertiaire régresse avec – 0,3 %. La durée moyenne d’heures par contrat croît de + 2,0 % (352 heures), avec + 10,5 % pour les contrats en CDD (282 heures) et une stabilisation pour les contrats en CDI (396 heures).

La hausse de la durée des CDD ce trimestre s’explique par le fait que les employeurs ont comblé un surcroît d’activité, non par une recrudescence des embauches mais par un allongement de la durée des contrats existants. Ce phénomène est aussi en partie lié aux modifications apportées par le dispositif d’exonération de cotisations des travailleurs occasionnels (décret 2013-132 du 8 février 2013).

L’emploi permanent s’accroît en apparence, combiné à un turn-over en relative diminution

Tous secteurs et types de contrats (CDD et CDI) confondus, le nombre de contrats encore actifs en fin de trimestre, indicateur de la permanence de l’emploi, croît de + 2,2 %. Cette évolution masque toutefois une précarisation salariale. D’une part seuls les contrats les plus instables (CDD) progressent, et d’autre part leur durée s’allonge, engendrant un surcroît du nombre de contrats encore actifs en fin de trimestre. Ainsi, à défaut d’une réelle permanence du salariat agricole, on relève plutôt une permanence du volume de l’emploi.

En CDI, l’emploi permanent recule de – 1,9 % (Production – 0,4 % ; Transformation – 2,3 % ; Tertiaire – 3,0 % et «Autres activités» – 2,1 %). En CDD, l’emploi permanent progresse de + 12,8 % (Production + 13,3 % ; Transformation + 18,8 % ; Tertiaire + 10,3 % et «Autres activités» + 9,5 %). L’indice de rotation de l’emploi (contrats achevés avant la fin du trimestre) s’établit à 17,1 %, en régression mineure de – 0,7 point.

La masse salariale croît, portée par l’essor du nombre d’heures travaillées

Suite à la progression du nombre d’heures ce trimestre, la masse salariale agricole croît de + 2,9 %, avec des évolutions sectorielles toutes positives : Production + 4,4 %, Transformation + 2,7 %, Tertiaire + 0,9 % et «Autres activités» + 5,5 %.

Le salaire horaire moyen régresse légèrement, en net décrochage  par rapport à l’évolution du Smic

Le salaire horaire moyen tous secteurs et natures de contrats confondus régresse (- 0,4 %) tandis que le Smic s’élève (+ 1,1 %). Selon les types de contrat, on distingue deux évolutions de sens contraire, – 0,7 % en CDD et + 2,1 % en CDI. Le transfert des emplois en CDI vers ceux en CDD, communément moins bien rémunérés, provoque une baisse du salaire horaire moyen. Deux secteurs reculent (Production – 0,3 % ; «Autres activités» – 3,3 %) tandis que les deux autres progressent (Transformation + 1,7 % ; Tertiaire + 1,2%).

En production, la bonne santé de l’emploi s’explique par l’essor du nombre d’heures travaillées

La progression du nombre d’heures travaillées s’établit à + 4,8 %. Les contrats en CDI enregistrent une diminution du nombre d’heures de -2,0 % et ceux en CDD progressent de + 15,4 %. Ces mouvements se conjuguent avec une croissance, bien que moins rapide que celle des heures, du nombre de contrats actifs au cours du trimestre, + 2,4 %, avec + 6,5 % en CDD et – 2,1 % en CDI. Ce secteur affiche une durée moyenne des contrats plus faible que dans les trois autres (298 heures), avec une croissance de + 2,3 % imputable à l’allongement de la durée des CDD[1]. La durée des contrats croît de + 8,3 % en CDD et se stabilise en CDI (+ 0,1 %).

Emploi permanent et turn-over : les évolutions favorables sont porteuses d’ambiguïté

Le nombre de contrats actifs à la fin du trimestre, indicateur de la permanence de l’emploi agricole, croît de + 5,2 %. Cette évolution favorable masque cependant une précarisation de la situation des salariés : ce trimestre les CDD enregistrent un allongement de leur durée, engendrant une hausse du nombre de contrats encore actifs en fin de trimestre. Les CDD progressent avec + 13,3 % et les CDI reculent avec – 0,4 %. L’indice de rotation des contrats est le plus fort des quatre secteurs, avec une part de 25,4 % (CDD 40,1 % ; CDI 7,5 %), ce qui révèle une grande instabilité de l’emploi. Néanmoins, l’indice recule en glissement annuel de – 1,9 point.

La hausse de la masse salariale est soutenue par l’essor du volume d’heures

La masse salariale s’accroît de + 4,4 %. En CDI elle stagne, tandis qu’en CDD elle  bondit de + 14,1 %. L’évolution du salaire horaire moyen est légèrement négative, avec – 0,3 % (de 11,66 € à 11,63 € en glissement annuel). Ce rythme s’avère bien en-deçà de l’évolution du Smic (+ 1,1 %). En CDI, le salaire horaire croît de + 1,9 % contre – 1,1 % en CDD.

L’emploi dans le secteur de la Transformation reste bien orienté

Les trois grands indicateurs de l’emploi affichent des évolutions positives. Le volume d’heures travaillées croît de + 0,9 % ce trimestre. A l’image du secteur de la Production, le nombre d’heures bondit en CDD, avec + 21,4 %, du fait de l’allongement de la durée des contrats. A l’inverse, en CDI le nombre d’heures régresse avec – 2,6 %. Le nombre de contrats actifs évolue de + 1,1 %, avec un bond de + 15,9 % en CDD et un fléchissement de – 2,1 % en CDI. La durée moyenne des contrats recule légèrement avec – 0,2 %, pour atteindre 414 heures.

L’emploi permanent progresse légèrement et le turn-over décroît

Le nombre de contrats actifs à la fin du trimestre croît de + 0,6 %. Les contrats en CDI reculent de – 2,3 %, alors que les CDD progressent de + 18,8 %. L’indice de rotation des contrats reste modéré, avec une part de 9,8 % de contrats achevés avant la fin du trimestre (CDD 27,1 % ; CDI, 5,3 %), marquant une relative stabilité de l’emploi. Par ailleurs, l’indice diminue de – 0,4 point ce trimestre.

La masse salariale et le salaire horaire progressent

La masse salariale trimestrielle croît de + 2,7 %. En CDI, elle stagne, contrairement aux CDD qui enregistrent une progression de + 25,8 %. Le salaire horaire moyen croît de + 1,7 %, passant de 16,00 € à 16,28 €. Ce rythme dépasse celui de l’évolution du Smic (+ 1,1 %). Le salaire horaire des CDI et des CDD progresse respectivement de + 2,7 % et    + 3,6 %.

L’emploi du Tertiaire agricole reste morose

L’emploi salarié du secteur Tertiaire, en déclin depuis plusieurs trimestres, reste morose avec un recul du nombre de contrats actifs de – 0,5 %. Le nombre de contrats en CDI régresse de – 2,1 %, alors que celui des CDD progresse de + 8,4 %. Le volume d’heures de travail suit la même tendance, avec un recul global de – 0,3 %, associant à une baisse de     -2,1 % des CDI une progression de + 12,7 % des CDD. La durée moyenne des contrats est en quasi-stagnation avec + 0,2 % et atteint 388 heures.

L’emploi permanent fléchit et le turn-over s’intensifie

L’évolution du nombre de contrats actifs en fin du trimestre est négative ce trimestre, avec – 1,3 %. En CDI, l’emploi permanent recule de – 3,0 %, alors qu’en CDD il bondit avec + 10,3 %. L’indice de rotation des contrats (traditionnellement le plus faible des quatre secteurs agricoles) atteint 7,2 % (CDD 22,8 % ; CDI 3,9 %), reflet d’une forte stabilité de l’emploi. Cependant, avec une hausse de 0,8 point, l’instabilité augmente quelque peu.

La masse salariale enregistre la plus faible progression sectorielle

Avec une hausse de + 0,9 %, la masse salariale progresse peu. La masse salariale des CDI recule de – 1,4 %, à l’inverse celle des CDD progresse de + 16,7 %. Le salaire horaire moyen croît de + 1,7 % (Smic + 1,1 %), passant de 20,07 € à 20,30 €. Pour les CDI, la croissance est de + 1,7 %, pour les CDD elle est de + 3,6 %.

Le secteur des «Autres activités» affiche une hausse remarquable du nombre d’heures travaillées

Le nombre de contrats actifs dans le trimestre croît faiblement avec + 0,5 %. On relève un recul pour les CDI de – 3,3 % et une hausse pour les CDD de + 8,1 %. Le volume d’heures de travail bondit avec + 9,0 %, avec un phénomène marqué de substitution des CDI au profit des CDD : baisse du volume de travail en CDI avec – 3,4 % et hausse de celui en CDD avec + 33,0 %. La durée moyenne des contrats progresse de + 8,5 %, pour atteindre 419 heures.

L’emploi permanent et le turn-over évoluent positivement

L’emploi permanent (nombre de contrats actifs à la fin du trimestre) croît de + 1,5 % (CDI – 2,1 % ; CDD + 9,5 %). L’indice de rotation des contrats reste limité avec une part de 11,9 % de contrats achevés avant la fin du trimestre (CDD 17,6 % ; CDI 8,7 %), indicateur d’une certaine stabilité de l’emploi. Cette stabilité se renforce avec un recul de l’indice de – 0,9 point.

La masse salariale enregistre la plus forte progression sectorielle

Suite à l’exceptionnelle progression du nombre d’heures, la masse salariale croît de + 5,5 % (CDI – 0,9 % ; CDD + 31,6 %). A l’inverse, le salaire horaire moyen régresse, – 3,3 % (mobilisation accrue d’apprentis et de contrats d’insertion statutairement rémunérés en-dessous du Smic ; CDI + 2,6 % ; CDD – 1,1 %), passant de 11,23 € à 10,86 €.

Méthodologie :

Les évolutions s’expriment en période comparable de l’année précédente (PCAP). Le terme d’évolution, correspond à l’évolution du trimestre T de l’année N par rapport au même trimestre T de l’année N-1.

Définitions:
Emplois dans le trimestre : nombre de contrats de travail ayant donné lieu à une activité d’au moins une journée dans le trimestre, même si celle-ci a débuté ou cessé en cours de trimestre. Si un individu a eu plusieurs contrats actifs dans le trimestre, ceux-ci sont tous comptabilisés quelles que soient leur nature (CDD, CDI) et leur durée (temps plein, temps partiel).

Emplois présents en fin de trimestre : nombre de contrats en cours le dernier jour du trimestre. Les contrats ayant cessé avant la fin du trimestre, ne sont pas comptés. Si un individu a plusieurs contrats actifs en fin de trimestre, ceux-ci sont tous comptés.

Indice de rotation des contrats : (nombre de contrats actifs au cours du trimestre – nombre de contrats présents en fin de trimestre) / (nombre de contrats actifs au cours du trimestre). Plus l’indice est proche de 0 et plus l’emploi est considéré comme stable.

Nombre d’heures de travail rémunérées : nombre d’heures ayant donné lieu au paiement d’un salaire. Pour les emplois en CDI, ce volume d’heures inclut les congés payés. Pour les emplois en CDD, le nombre d’heures rémunérées correspond au nombre d’heures travaillées. Dans les deux cas, les heures supplémentaires sont incluses dans le nombre total d’heures rémunérées.

Masse salariale : montants de rémunération brute sur lesquels sont assises les cotisations sociales. La masse salariale est composée de la rémunération nette et des cotisations légales et conventionnelles de la part ouvrière.

TODE : contrats de travail avec allégements de cotisations patronales au titre des mesures en faveur de l’emploi de travailleurs occasionnels (TO) et de demandeurs d’emplois (DE).

Production agricole : activités de production, d’élevage et d’exploitation du bois. Activités exercées par les entreprises de travaux agricoles, les gardes-chasse, les gardes-pêche et les organismes de remplacement et de travail temporaire.

Transformation : transformation de produits agricoles effectuée par des entreprises à statut coopératif, ainsi que les scieries fixes.

Tertiaire : tertiaire lié au monde agricole. Le régime de protection sociale des salariés des professions agricoles est applicable aux salariés mentionnés à l’article L722.20 du code rural.

«Autres activités» : autre nature d’activité axée sur le service à la personne (paysagisme, services à la personne, jardinage, enseignement, entraînement et dressage des chevaux …).

CDD : Contrats à Durée Déterminée. CDI : Contrats à Durée Indéterminée.

[1] Nouveau dispositif d’exonération de cotisations des travailleurs occasionnels (décret 2013-132 du 8 février 2013)

Service de Presse
Géraldine Vieuille : 01.41.63.72.41 / vieuille.geraldine[at]ccmsa.msa.fr

affections de longue duree en 2015
Les intentions d’embauche au premier trimestre 2014 – Tableau de bord

Au 1er trimestre 2014, le nombre d’intentions d’embauche, au sein du régime agricole, progresse de 14,0 %.

Cette croissance concerne  toutes les  catégories d’embauche : TODE (+ 13,1 %), CDD hors TODE (+ 12,2 %) et CDI (+ 24,4 %). La croissance est également générale au sein des quatre grands secteurs d’activité du régime. Le secteur tertiaire se distingue toutefois des autres, avec une hausse exceptionnelle de + 63,1 %.

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L’emploi salarié dans les groupements d’employeurs agricoles en 2013 – Etude

Créés par la loi du 25 juillet 1985,  les groupements d’employeurs permettent à des petites exploitations de se regrouper au sein d’une structure tierce, pour embaucher des salariés.

L’emploi en groupements d’employeurs est en hausse. Depuis 2004, l’emploi est en hausse de 7,0 % par an en moyenne. La hausse est générée par le développement de l’emploi en CDI, comme par celui de l’emploi en CDD. Le nombre de groupements a progressé fortement de 2004 à 2008. Après 2008, il s’est stabilisé. La croissance de l’emploi s’est ensuite poursuivie grâce à l’agrandissement de la taille des établissements existants.

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L’emploi des salariés agricoles au quatrième trimestre 2013 – Infostat

L’emploi au 4è trimestre 2013 s’avère morose, malgré la hausse conjoncturelle de l’emploi saisonnier

L’emploi agricole fléchit, malgré le bond de l’emploi saisonnier, attribuable au décalage des travaux agricoles du 3è trimestre vers le 4è trimestre. Aussi l’emploi global est marqué par un recul en volume et un transfert de l’emploi en CDI vers l’emploi en CDD. L’emploi permanent progresse peu, tandis que la masse salariale s’accroit sensiblement.

Points saillants au 4è trimestre 2013

Hormis en Production, l’emploi agricole fléchit

La configuration de l’emploi au 4è trimestre 2013 présente un profil particulier. Le phénomène de décalage des récoltes vers le 4è trimestre (dû aux conditions météorologiques dégradées du 3è trimestre) a généré un surcroît d’activité dans le secteur de la Production, concernant les emplois en CDD et l’emploi saisonnier (dit « TODE »).

Contrastant avec l’exceptionnelle hausse de l’emploi en CDD dans le secteur de la Production, au sein des trois autres secteurs, toutes natures de contrats confondues (CDD et CDI), l’emploi affiche une certaine morosité. Les contrats actifs dans le trimestre diminuent de – 0,5 %, avec – 0,5 % pour le secteur de la Transformation, – 0,8 % pour le Tertiaire et – 0,1 % pour les Autres activités.

Le volume de travail suit le même schéma, en régression de – 1,0 %, dont – 2,2 % pour le secteur de la Transformation et – 0,6 % dans celui du Tertiaire. La durée de travail par contrat est en forte baisse, avec – 14,5 % (265 heures), – 14,4 % pour les contrats hors TODE (165 heures), et + 0,2 % pour les contrats en CDI (398 heures). Les évolutions négatives s’expliquent par la recrudescence des contrats temporaires, caractérisés par un plus faible volume de travail.

La croissance de l’emploi permanent faiblit, associé à un turn-over en hausse

L’emploi agricole permanent (contrats actifs en fin de trimestre hors TODE) croît de + 0,7 % (CDI – 2,5 %), mais présente une disparité d’évolution intersectorielle. Seul le secteur de la Production est en hausse avec + 3,8 % (CDI – 0,3 %). Les trois autres reculent avec – 2,6 % dans le secteur de la Transformation (CDI – 5,3 %), – 0,6 % dans le Tertiaire (CDI – 2,7 %) et – 0,1 % pour les Autres activités (CDI – 3,0 %). L’indice général de rotation de l’emploi (contrats achevés avant la fin du trimestre) s’élève avec 28,2 % (CDI 8,8 %).

La masse salariale enfle sous l’influence des contrats saisonniers

Conséquence du regain d’activité dans le secteur de la Production, la masse salariale croît de + 4,9 % (hors TODE + 3,5 %), avec de fortes disparités d’évolution entre le secteur de la Production (+ 14,5 % ; + 11,5 % hors TODE) et les trois autres secteurs : Transformation    – 1,0 %, Tertiaire + 0,2 %, Autres activités + 2,9 %.

Une évolution négative du salaire horaire global associée à une croissance du salaire horaire des différents types de contrats

L’évolution du salaire horaire moyen tous secteurs et natures de contrats confondus s’avère négative (- 0,2 %), mais positive hors emploi TODE (+ 0,9 %) et en CDI (+ 1,8 %). Le transfert d’emploi des CDI vers les CDD, généralement moins bien rémunérés, conjugué à la forte recrudescence des contrats saisonniers engendre une baisse du salaire horaire moyen général. Paradoxalement les salaires horaires de chaque catégorie progressent. Aussi, l’évolution du salaire horaire global (- 0,2 %) s’avère en-deçà de celle du Smic (+ 0,3 %).

La forte progression de l’emploi en Production agricole s’explique par le décalage des récoltes

Conséquence du décalage des récoltes agricoles, le nombre de contrats en cours, indicateur de la dynamique de l’emploi, « bondit » de + 43,0 %. Ce chiffre masque toutefois deux évolutions de sens contraire : les contrats en CDI (25 % du total des contrats) diminuent de -2,1 % tandis que l’emploi en CDD (75 % du total) « explose », avec une hausse de + 69,7 %, dont + 55,8 % pour les CDD TODE (25 % du total) et + 97,6 % pour les CDD hors TODE. Ces mouvements se conjuguent avec une croissance record des heures, + 13,8 %. Le nombre d’heures travaillées des CDD croît de + 36,4 % (CDD TODE + 33,2 % ; CDD hors TODE + 39,6 %). Alors que le nombre d’heures en CDI diminue de – 1,9 %.

La durée moyenne des contrats dans ce secteur (191 heures) s’avère peu élevée, et décroît de – 20,5 %, de par la forte recrudescence de l’emploi en CDD, dont l’emploi saisonnier. L’évolution est de – 19,6 % pour les CDD, avec – 29,3 % pour les CDD hors TODE et – 14,5 % pour les CDD TODE. Elle progresse légèrement pour les CDI,  (+ 0,2 %).

L’emploi permanent reste bien orienté en fin d’année et le turn-over bondit

Le nombre de contrats actifs à la fin du trimestre hors TODE, indicateur de la permanence de l’emploi, croît de + 3,8 %. L’évolution du nombre d’emplois encore actifs en fin de trimestre est de + 17,1 % pour les CDD hors TODE, et de – 0,3 % pour les CDI. L’indice de rotation des contrats s’avère très élevé, avec une part de 45,3 % de contrats achevés avant la fin du trimestre, signe d’une grande instabilité de l’emploi, due à la prépondérance habituelle de l’emploi saisonnier et à sa forte hausse. Aussi, l’indice progresse en glissement annuel de 15,8 points. Il est pour les CDD hors TODE, 72,6 %, que pour les CDI, 14,3 %.

Une hausse de la masse salariale portée par le surcroît des contrats saisonniers

La masse salariale du secteur de la production progresse de + 14,5 %, marquant une nette rupture avec le précédent trimestre (- 2,7 %). En CDI, la masse salariale croît peu, + 0,3 %, contre + 43,7 % en CDD. L’évolution du salaire horaire moyen est modérée avec + 0,6 % (de 12,45 € à 12,52 € en glissement annuel). Ce rythme est supérieur à l’évolution du Smic (+ 0,3 %). En CDI, le salaire horaire croît de + 2,2 %, contre + 5,4 % CDD.

Le secteur de la Transformation affiche un recul

Ce trimestre, les trois principaux indicateurs de l’emploi sont en recul, en dépit du décalage des travaux saisonniers. Le volume d’heures travaillées régresse de – 2,2 %. Le nombre d’heures en CDD (20 % du volume total) progresse de + 10,7 %, conséquence attribuable à l’emploi saisonnier agroalimentaire lui aussi décalé vers le 4è trimestre, à l’image du secteur de la Production. A l’inverse, en CDI le nombre d’heures (80 % du volume total) diminue de – 5,1 %. Le nombre de contrats actifs dans le trimestre recule de – 0,5 %, avec une hausse de + 15,0 % en CDD et une décroissance de – 5,0 % en CDI. La durée moyenne des contrats recule avec – 1,7 %, soit une moyenne de 398 heures.

L’emploi permanent recule

Le nombre de contrats actifs à la fin du trimestre recule de – 2,6 %. Les CDI diminuent de – 5,3 %, tandis que les CDD progressent de + 14,3 %. L’indice de rotation des contrats s’avère modéré, avec une part de 17,5 % de contrats achevés avant la fin du trimestre, indice d’une relative stabilité de l’emploi. Aussi, l’indice augmente de 1,7 point ce trimestre. Il se révèle bien plus fort pour les CDD, 48,5 %, que pour les CDI, 6,6 %.

Si la masse salariale se contracte, le salaire horaire progresse

La masse salariale trimestrielle décroît de – 1,0 %. Pour les CDI, elle recule de – 3,2 %, à l’inverse, les CDD progressent de + 14,6 %. Le salaire horaire moyen croît de + 1,2 %, en passant de 18,60 € à 18,83 €. Ce rythme surpasse l’évolution du Smic en glissement annuel (+ 0,3 %). Le salaire horaire des CDI croît de + 2,0 %, celui des CDD de + 3,5 %.

L’emploi du Tertiaire agricole confirme son recul

L’emploi salarié du secteur Tertiaire, déjà en déclin au trimestre précédent, confirme son recul. Le nombre de contrats actifs régresse de – 0,8 %. Le volume  des contrats en CDI recule de – 3,1 %, tandis que celui des CDD progresse de + 11,9 %.

Le volume d’heures de travail suit le même schéma d’évolution, avec un recul global de – 0,6 %, associé à une décroissance de – 2,8 % des CDI, et une progression de + 15,8 % des CDD. La durée moyenne des contrats s’avère en quasi-stagnation avec + 0,2 %, et atteint une moyenne de 389 heures.

L’emploi permanent fléchit quelque peu

L’évolution du nombre de contrats actifs en fin du trimestre se révèle négative ce trimestre, avec une décroissance de – 0,6 %. Le nombre de CDI recule de – 2,7 %, alors que le nombre de CDD croît de + 14,9 %. L’indice de rotation des contrats est le plus faible des quatre secteurs agricoles, avec une part de 6,2 % de contrats achevés avant la fin du trimestre, reflet d’une solide stabilité de l’emploi. L’indice s’avère naturellement plus fort pour les CDD (23,7 %), que pour les CDI (2,5 %).

La masse salariale présente une légère croissance

La masse salariale, enregistre une faible évolution, avec un taux de + 0,2 %. La masse salariale des CDI recule avec – 1,4 %, tandis que celle des CDD progresse de + 21,1 %. Le salaire horaire moyen, croît de + 0,8 %, passant de 21,43 € à 21,61 €. Pour les CDI, la croissance est de + 1,5 %, et pour les CDD de + 4,6 %.

Le secteur des « Autres activités » est stable, avec un transfert d’emploi du CDI vers le CDD

Le nombre de contrats actifs dans le trimestre fléchit de – 0,1 %. Le recul n’affecte que les CDI avec – 3,6 %, tandis que les CDD progressent de + 6,5 %. Le volume d’heures de travail est stable. Les CDI présentent une évolution négative de – 3,1 % du volume d’heures, tandis que celui des CDD croît de + 5,6 %. La durée moyenne des contrats croît très légèrement, avec + 0,1 %, soit une moyenne de 384 heures.

L’emploi permanent est stable

Le nombre de contrats actifs à la fin du trimestre croît de + 0,1 %. Les CDI sont en recul de – 3,0 %, alors que les CDD progressent de + 6,9 %. L’indice de rotation des contrats reste modéré avec une part de 18,2 % de contrats achevés avant la fin du trimestre, indicateur de la stabilité relative de l’emploi, plus marqué pour les CDD, 29,8 %, que pour les CDI, 11,5 %.

La masse salariale progresse

La masse salariale, croît de + 2,9 %. La masse salariale des CDI se contracte de – 0,3 %, alors que celle des CDD s’élève avec + 15,1 %. La hausse du salaire horaire moyen dépasse sensiblement l’évolution du Smic (+ 0,3 %) avec un taux de + 2,9 %. Il évolue de 11,61 € à 11,94 € en glissement annuel. Le salaire horaire des CDI s’élève de + 2,8 % et celui des CDD de + 9,0 %.

Méthodologie :

Les évolutions s’expriment en période comparable de l’année précédente (PCAP). Le terme d’évolution, correspond à l’évolution du trimestre T de l’année N par rapport au même trimestre T de l’année N-1.

Définitions:
Emplois dans le trimestre : nombre de contrats de travail ayant donné lieu à une activité d’au moins une journée dans le trimestre, même si celle-ci a débuté ou cessé en cours de trimestre. Si un individu a eu plusieurs contrats actifs dans le trimestre, ceux-ci sont tous comptabilisés quelles que soient leur nature (CDD, CDI) et leur durée (temps plein, temps partiel).

Emplois présents en fin de trimestre : nombre de contrats en cours le dernier jour du trimestre. Les contrats ayant cessé avant la fin du trimestre, ne sont pas comptés. Si un individu a plusieurs contrats actifs en fin de trimestre, ceux-ci sont tous comptés.

Indice de rotation des contrats : ((nombre de contrats actifs au cours du trimestre – nombre de contrats présents en fin de trimestre) / (nombre de contrats actifs au cours du trimestre)). Plus l’indice est proche de 0 et plus l’emploi est considéré comme stable.

Nombre d’heures de travail rémunérées : nombre d’heures ayant donné lieu au paiement d’un salaire. Pour les emplois en CDI, ce volume d’heures inclut les congés payés. Pour les emplois en CDD, le nombre d’heures rémunérées correspond au nombre d’heures travaillées. Dans les deux cas, les heures supplémentaires sont incluses dans le nombre total d’heures rémunérées.

Masse salariale : montants de rémunération brute sur lesquels sont assises les cotisations sociales. La masse salariale est composée de la rémunération nette et des cotisations légales et conventionnelles de la part ouvrière.

TODE : contrats de travail avec allégements de cotisations patronales au titre des mesures en faveur de l’emploi de travailleurs occasionnels (TO) et de demandeurs d’emplois (DE).

Production agricole : activités de production, d’élevage et d’exploitation du bois. Activités exercées par les entreprises de travaux agricoles, les gardes-chasse, les gardes-pêche et les organismes de remplacement et de travail temporaire.

Transformation : transformation de produits agricoles effectuée par des entreprises à statut coopératif, ainsi que les scieries fixes.

Tertiaire : tertiaire lié au monde agricole. Le régime de protection sociale des salariés des professions agricoles est applicable aux salariés mentionnés à l’article L722.20 du code rural.

Autres activités : autre nature d’activité axée sur le service à la personne (paysagisme, services à la personne, jardinage, enseignement, entraînement et dressage des chevaux …).

CDD : Contrats à Durée Déterminée. CDI : Contrats à Durée Indéterminée.

Service de Presse
Géraldine Vieuille : 01.41.63.72.41 / vieuille.geraldine[at]ccmsa.msa.fr

affections de longue duree en 2015
Les intentions d’embauche au quatrième trimestre 2013 – Tableau de bord

Au 4è trimestre 2013, le nombre d’intentions d’embauche s’envole et augmente de 64 %.

Cette évolution s’explique par un recours aux travailleurs occasionnels (TODE) en décalage par rapport au cycle traditionnel, et dont le volume d’intentions d’embauche est multiplié par deux comparativement au même trimestre de l’année précédente. Les intentions d’embauche hors TODE progressent elles aussi mais de manière plus modérée (+ 5,4% d’évolution en glissement annuel).

synthese
L’emploi salarié dans les groupements d’employeurs agricoles en 2012 – Etude

Les groupements d’employeurs ont été créés par la loi du 25 juillet 1985.

Ils permettent à des petites exploitations de se regrouper au sein d’une structure tierce, pour embaucher des salariés.

L’emploi en groupements d’employeurs représente 20 300 ETP

En 2012, les groupements d’employeurs agricoles sont au nombre de 3 800, et emploient 20 300 salariés mesurés en équivalents temps plein (ETP). Ce sont des établissements de petite taille, 5,4 ETP en moyenne. Les contrats à durée déterminée (CDD) représentent 47 % du volume de travail dans les groupements, proportion qui est dans la moyenne du secteur de la production agricole.

affections de longue duree en 2015
Les intentions d’embauche au troisième trimestre 2013 – Tableau de bord

Au 3è trimestre 2013, le nombre d’intentions d’embauche recule de 7 %.

Cette évolution s’explique par la baisse significative de l’embauche de travailleurs occasionnels (TODE), qui représentent 70 % de l’embauche totale. Au niveau régional, les évolutions sont contrastées. La Champagne-Ardenne, avec 11 % du volume total d’embauches, subit une perte nette de 38 500 embauches en glissement annuel. A l’inverse, l’Aquitaine (12 % du volume national) augmente son nombre d’embauches de 19 400 unités.

vignette infostat
L’emploi des salariés agricoles au troisième trimestre 2013 – Infostat

Le niveau de l’emploi des salariés agricoles se détériore au 3è trimestre 2013, essentiellement du fait du décalage des travaux saisonniers

L’emploi des salariés agricoles se détériore au 3è trimestre 2013 après la phase de stabilisation du trimestre précédent. Cette régression s’explique par le recul de l’emploi en contrats à durée déterminée (CDD), notamment la chute de l’emploi saisonnier, qui connaît un décalage porté vers le 4è trimestre du fait des retards de cultures. L’emploi permanent est stable et la masse salariale subit un recul inhabituel.

Les points saillants au 3è trimestre 2013

L’emploi des salariés agricoles est en recul

Le nombre d’heures de travail effectuées par les salariés affiliés au régime agricole est en recul de – 1,1 % par rapport au 3è trimestre 2012, plus marqué pour les CDD (- 2,7 %) que pour les CDI (- 0,2 %). Ce fléchissement survient à la suite de la phase de stabilisation relevée au trimestre précédent. Le recul est alimenté par la forte régression du nombre de contrats actifs dans le trimestre, – 10,3 %. Celle-ci est uniquement imputable aux contrats à durée déterminée (CDD), – 17,6 %. Alors que le nombre de contrats à durée indéterminée (CDI) est stable.

Ce mouvement baissier se retrouve dans tous les secteurs, particulièrement dans le secteur de la production. A l’été 2013, l’emploi en CDD a été affecté par les mauvaises conditions climatiques du printemps, qui a conduit, d’une part à différer les récoltes et par là même à repousser les embauches de saisonniers dans les secteurs de la production et de la transformation, d’autre part à annuler certains travaux agricoles.

La durée de travail par contrat affiche une forte croissance, avec + 10,4 %, avec 280 heures en moyenne.

L’emploi permanent est en hausse, associé à un turn-over en baisse

L’emploi agricole permanent (emplois présents en fin de trimestre) maintient sa croissance (+ 2,2 %). Ce constat vaut pour l’ensemble des secteurs, excepté celui de la production qui est en recul. L’indice de rotation de l’emploi (proportion de contrats ayant pris fin avant la fin du trimestre) est en baisse (35,0 % contre 43,0 % pour la même période de l’année dernière). Ceci s’explique par le fait que les saisonniers, caractérisés par un fort taux de rotation, sont moins nombreux qu’en 2012.

La masse salariale recule

Conséquence de la forte baisse de l’emploi saisonnier et de la très faible revalorisation du Smic au 1er juillet 2013, la masse salariale décroît (- 0,5 %). Le salaire horaire moyen progresse très légèrement (+ 0,6 %), à un rythme toutefois supérieur à celui du Smic (+ 0,3 %).

Le recul de l’emploi en production agricole est entièrement imputable à la chute des CDD

Le volume d’heures de travail rémunérées régresse significativement, avec – 2,0 %. La baisse est encore plus marquée pour les emplois en CDD, – 4,1 %, particulièrement pour les emplois de Travailleurs Occasionnels (TODE) : – 12,7 %. A l’inverse, le nombre d’heures des CDI progresse de + 0,2 %.

Le nombre de contrats actifs au cours du trimestre, indicateur de la dynamique de l’emploi, enregistre une chute de – 16,2 %. Cette régression ne concerne que les CDD, – 21,4 %, tandis que l’évolution des CDI reste positive avec + 0,9 %. Parmi les CDD, le nombre de contrats de TODE est en forte chute : – 31,3 %. Ainsi, le recul conjoncturel de l’emploi dans le secteur de la production s’explique essentiellement par la chute du nombre d’embauches en contrats de TODE, qui pèsent pour plus d’un tiers dans le total des contrats. Un recul qui doit être considéré comme ponctuel, car engendré par les conditions climatiques particulières de la saison printemps-été 2013. Le faible ensoleillement a déclenché une baisse de la production agricole, ainsi qu’un décalage des périodes de récolte d’au moins quinze jours.

La durée moyenne des contrats dans ce secteur (215 heures) reste peu élevée, mais s’accroît de + 17,0 % du fait du recul de l’emploi saisonnier. L’évolution est forte pour les CDD, (+ 22,0 %), avec + 27,0 % pour les contrats de TODE. Elle est en baisse pour les CDI, (- 0,7 %).

L’emploi permanent recule du fait d’une baisse des contrats en CDD

Le nombre de contrats actifs à la fin du trimestre, signal de la permanence de l’emploi dans les établissements agricoles, décroît de – 1,0 %. La croissance du nombre d’emplois actifs en fin de trimestre est de + 7,6 % pour les CDI, et de – 8,1 % pour les CDD.

L’indice de rotation des contrats est très élevé, avec une part de 48,6 % de contrats achevés avant la fin du trimestre, reflétant une grande instabilité de l’emploi, due pour partie à la prépondérance de l’emploi saisonnier dans ce secteur. Néanmoins, l’indice diminue en glissement annuel de – 7,9 points. Comme à l’accoutumée, l’indice est plus fort pour les CDD, 63,6 %, que pour les CDI, 10,4 %.

L’évolution de la masse salariale devient négative

Conséquence de la détérioration de l’emploi salarié saisonnier, la masse salariale du secteur de la production recule de – 2,7 %, marquant une nette rupture avec le trimestre précédent (+ 1,6 %). La masse salariale des contrats en CDI progresse de + 2,0 %, tandis que celle des contrats en CDD recule de – 8,3 %. L’évolution du salaire horaire moyen est également négative avec – 0,7 %, de 11,70 € au 3è trimestre 2012, à 11,61 € ce trimestre. Ce rythme est inférieur à l’évolution du Smic (+ 0,3 %). Le salaire horaire des CDI progresse de + 1,7 % et celui des CDD recule de – 4,3 %.

Le secteur de la Transformation est également impacté par le recul de l’emploi saisonnier

Le volume d’heures de travail est stable ce trimestre. Le volume d’heures en CDD régresse de – 2,6 %, celui en CDI présente une légère progression soit + 0,7 %. Le nombre de contrats actifs dans le trimestre diminue de – 0,4 %, avec une croissance de + 1,0 % pour les CDI, et un recul de – 3,6 % pour les CDD. La durée moyenne des contrats progresse faiblement avec + 0,4 %, soit une moyenne de 383 heures par contrat.

L’emploi permanent est en forte progression

Le nombre de contrats actifs à la fin du trimestre progresse de + 10,2 %. Le nombre de CDI progresse de + 9,7 % et de + 12,0 % pour les CDD.

L’indice de rotation des contrats reste mesuré, avec une part de 16,2 % de contrats achevés avant la fin du trimestre, signal d’une certaine stabilité de l’emploi. De plus, l’indice est en baisse de – 8,0 points ce trimestre. Il demeure remarquablement plus haut pour les CDD, 41,4 %, que pour les CDI, 5,5 %.

La masse salariale et le salaire horaire affichent une forte progression

La masse salariale trimestrielle croît de + 1,7 %. L’évolution de celle des CDI est de + 2,7 %, inversement, celle des CDD recule de – 3,2 %. Le salaire horaire moyen progresse également de + 1,7 %, de 15,25 € à 15,51 €. Ce rythme est supérieur au rythme d’évolution du Smic en glissement annuel (+ 0,3 %). Les CDI voient leur salaire horaire augmenter de
+ 2,0 % tandis que celui des CDD recule de – 0,7 %.

L’emploi du Tertiaire agricole pourrait entrer dans une phase de stabilisation, voire de recul

L’emploi salarié du tertiaire agricole qui, après le déclin observé depuis deux ans, avait retrouvé le chemin de la croissance au trimestre précédent, est à nouveau en recul. Le volume d’heures de travail régresse de – 0,4 %. A l’inverse des secteurs de la production et de la transformation, le volume d’heures des CDD progresse de + 3,2 %, tandis que celui des CDI recule de – 1,0 %.

Le nombre de contrats actifs suit le même schéma d’évolution, avec une baisse générale de – 0,5 %, composée d’une décroissance de – 1,2 % du nombre de CDI, et d’une progression de + 2,3 % du nombre de CDD, signal d’une éventuelle précarisation de l’emploi dans ce secteur. La durée moyenne des contrats est en quasi-stagnation avec + 0,1 %, et atteint une moyenne de 374 heures par contrat.

L’emploi permanent est en faible progression

L’évolution du nombre de contrats actifs en fin du trimestre est faible, avec une croissance de + 0,7 %. Le nombre de CDI progresse de + 0,1 % et le nombre de CDD de + 4,7 %. L’indice de rotation des contrats est le plus bas au niveau sectoriel, avec une part de 11,5 % de contrats achevés avant la fin du trimestre, reflet d’une grande stabilité de l’emploi. L’indice est significativement plus fort pour les CDD (42,2 %) que pour les CDI (3,7 %).

La masse salariale est en légère croissance

En lien avec le recul de l’emploi, la masse salariale, enregistre une faible évolution, avec un taux de + 0,5 %. La masse salariale des CDI stagne, tandis que celle des CDD progresse de + 6,0 %. Le salaire horaire moyen, croît de + 0,9 %, de 18,04 € à 18,21 €. Pour les CDI, l’évolution est de + 1,0 %, et pour les CDD de + 2,7 %.

Le secteur des « Autres activités » est en légère régression

Le volume d’heures de travail diminue de – 0,4 %. Le recul n’affecte que les CDI avec – 0,6 %, tandis que les heures de travail des CDD sont stables. Le nombre de contrats actifs dans le trimestre régresse avec – 0,5 %. La baisse est de – 0,4 % pour les CDD, et de – 0,6 % pour les CDI. La durée moyenne des contrats évolue faiblement (+ 0,1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente) et correspond à une moyenne de 358 heures par contrat.

L’évolution de l’emploi permanent reste bien orientée  

Le nombre de contrats actifs à la fin du trimestre affiche une croissance de + 8,0 %.  La progression des CDI est de + 10,1 %, celle des CDD de + 4,0 %. L’indice de rotation des contrats reste modéré avec une part de 22,3 % de contrats achevés avant la fin du trimestre, indicateur d’une relative stabilité de l’emploi. Il est plus fort pour les CDD, 37,5 %, que pour les CDI, 11,6 %.

La masse salariale progresse grâce à la hausse des salaires horaires 

La masse salariale progresse de + 0,9 %. La masse salariale des CDI croît de + 0,5 %, et celle des CDD de + 2,1 %. La hausse du salaire horaire moyen dépasse largement l’évolution du Smic (+ 0,3 %) avec un taux de + 1,2 %. Il évolue de 11,30 € à 11,44 € en glissement annuel. Le salaire horaire des CDI croît de + 1,1 % et celui des CDD de + 2,1 %.

Méthodologie :

Les évolutions s’expriment en période comparable de l’année précédente (PCAP). Le terme d’évolution, correspond à l’évolution du trimestre T de l’année N par rapport au même trimestre T de l’année N-1.

Définitions:
Emplois dans le trimestre : nombre de contrats de travail ayant donné lieu à une activité d’au moins une journée dans le trimestre, même si celle-ci a débuté ou cessé en cours de trimestre. Si un individu a eu plusieurs contrats actifs dans le trimestre, ceux-ci sont tous comptabilisés quelles que soient leur nature (CDD, CDI) et leur durée (temps plein, temps partiel).

Emplois présents en fin de trimestre : nombre de contrats en cours le dernier jour du trimestre. Les contrats ayant cessé avant la fin du trimestre, ne sont pas comptés. Si un individu a plusieurs contrats actifs en fin de trimestre, ceux-ci sont tous comptés.

Indice de rotation des contrats : ((nombre de contrats actifs au cours du trimestre – nombre de contrats présents en fin de trimestre) / (nombre de contrats actifs au cours du trimestre)). Plus l’indice est proche de 0 et plus l’emploi est considéré comme stable.

Nombre d’heures de travail rémunérées : nombre d’heures ayant donné lieu au paiement d’un salaire. Pour les emplois en CDI, ce volume d’heures inclut les congés payés. Pour les emplois en CDD, le nombre d’heures rémunérées correspond au nombre d’heures travaillées. Dans les deux cas, les heures supplémentaires sont incluses dans le nombre total d’heures rémunérées.

Masse salariale : montants de rémunération brute sur lesquels sont assises les cotisations sociales. La masse salariale est composée de la rémunération nette et des cotisations légales et conventionnelles de la part ouvrière.

TODE : contrats de travail avec allégements de cotisations patronales au titre des mesures en faveur de l’emploi de travailleurs occasionnels (TO) et de demandeurs d’emplois (DE).

Production agricole : activités de production, d’élevage et d’exploitation du bois. Activités exercées par les entreprises de travaux agricoles, les gardes-chasse, les gardes-pêche et les organismes de remplacement et de travail temporaire.

Transformation : transformation de produits agricoles effectuée par des entreprises à statut coopératif, ainsi que les scieries fixes.

Tertiaire : tertiaire lié au monde agricole. Le régime de protection sociale des salariés des professions agricoles est applicable aux salariés mentionnés à l’article L722.20 du code rural.

Autres activités : autre nature d’activité axée sur le service à la personne (paysagisme, services à la personne, jardinage, enseignement, entraînement et dressage des chevaux …).

CDD : Contrats à Durée Déterminée. CDI : Contrats à Durée Indéterminée.

Service de Presse
Géraldine Vieuille : 01.41.63.72.41 / vieuille.geraldine[at]ccmsa.msa.fr
Caroline Tonini : 01.41.63.70.97 / tonini.caroline[at]ccmsa.msa.fr

synthese
L’emploi salarié dans les Cuma en 2012 – Synthèse

En 2012, les CUMA employeuses de main d’œuvre sont au nombre de 1 600, et emploient 2 100 salariés équivalents temps plein (ETP).

Ce sont des établissements de petite taille, 1,3 ETP en moyenne, recourant à une forte proportion d’emplois en CDI (80 % des ETP).

Depuis 2003, l’emploi au sein des CUMA est en recul de – 0,8 % par an en moyenne, la perte d’emploi concernant essentiellement les contrats à durée déterminée (CDD). Néanmoins, depuis 2010, l’emploi est en légère hausse, qu’il s’agisse d’emplois à durée déterminée (CDD) ou d’emplois à durée indéterminée (CDI).

Les salariés des CUMA sont mieux rémunérés que ceux de la production agricole en moyenne, du fait d’un poids important des cadres, des emplois en CDI et d’une forte qualification des salariés.

Si l’emploi féminin est peu développé en CUMA, la structure d’âge du salariat ne présente pas de grande différence avec celle de l’ensemble de la production agricole.

L’emploi est très concentré dans trois régions : Aquitaine, Pays de la Loire et Bretagne.