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Note conjoncture n°42 – Économie agricole, emploi agricole santé, accident du Travail, PPA, RSA, retraite

Économie agricole. Au T1 2017, les prix agricoles à la production bondissent de + 7,7 % sur un an.

Les cours des produits végétaux (+ 8,4 %), des animaux et produits animaux (+ 5,9 %) et des fruits et légumes            (+ 12,5 %) progressent particulièrement ce trimestre.

L’évolution du coût des intrants marque une rupture au T1 2017 et progresse de 1,0 % après quatorze trimestres de baisses successives. Le recul des cours des aliments pour animaux s’atténue (- 0,4 % après – 3,5 % au T4 2016) et le coût de l’énergie s’accroît fortement (+ 20,1 %).

Emploi salariat agricole. Au T3 2016, les indicateurs de l’emploi des salariés agricoles sont orientés à la baisse.

Le volume d’heures rémunérées décroît (- 0,3 % après + 0,4 % au T2 2016). Dans le secteur de la production, il se replie de 5,4 % pour les CDD hors travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi (TODE) et de  1,8 % pour les CDI.

Le recul de l’emploi permanent s’amplifie (- 0,7 % après – 0,2 % au trimestre précédent).

Intentions d’embauche. Au T4 2016, les intentions d’embauche progressent légèrement (+ 0,3 %).

Le recul du nombre total d’intentions d’embauche est marqué dans le secteur tertiaire (- 3,8 %) et les autres activités de services (- 3,7 %).

Les intentions d’embauche hors TODE augmentent de       0,7 %. Elles représentent 47,5 % du nombre total d’embauches.

Les intentions d’embauche en CDD hors TODE s’accroissent de 1,4 % en glissement trimestriel CVS. Quant aux intentions d’embauche en CDI, elles reculent de 3,3 %. Elles sont stables pour les TODE (+ 0,1 %).

Soins de ville. Baisse des remboursements de soins de ville au régime agricole (- 0,4 %) à la fin mars 2017.

Les évolutions du nombre de patients et des remboursements de soins de ville au régime des salariés agricoles sont en hausse (respectivement + 2,5 % et + 2,2 %), mais en ralentissement de 0,2 point et 0,5 point par rapport à fin 2016. Sur la même période, les dépenses de cliniques restent stables dans ce régime alors qu’elles décéléraient fin septembre et fin décembre 2016.

Accidents du travail et maladies professionnelles. Le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles avec arrêt baisse pour les deux régimes au T1 2017.

Le nombre de jours indemnisés diminue de 1,0 % au régime des non-salariés tandis qu’il progresse chez les salariés (+ 0,5 %) après trois trimestres de baisses consécutives.

Les montants des prestations* progressent pour les salariés et les non-salariés (respectivement + 1,3 % et + 2,1 %).

Solidarité. La montée en charge de la population couverte par la prime d’activité s’atténue au T1 2017.

Avec 97 590 allocataires au T1 2017, la montée en charge de la prime d’activité se poursuit au régime agricole. Le nombre d’allocataires de la prime d’activité a amorcé un mouvement de baisse au régime des salariés (- 0,9 %), alors que la progression se prolonge au régime des non-salariés (+ 6,0 %).

Au T1 2017, 26 030 allocataires bénéficient du RSA socle au régime agricole. Le nombre d’allocataires progresse pour le deuxième trimestre consécutif. Cette évolution est portée par une accélération de la croissance au régime des salariés agricoles (+ 6,7 %), et une progression modérée au régime des non-salariés agricoles (+ 1,2 %).

Retraite. La diminution des effectifs de retraités non-salariés agricoles se poursuit au premier trimestre 2017.

Au premier trimestre 2017, 2,52 millions de personnes perçoivent une retraite au régime des salariés agricoles: un effectif en hausse de 0,1 % sur un an. Cette évolution est liée à la prise en compte de nombreuses petites retraites de pensionnés salariés agricoles et à l’augmentation du nombre de départs avant l’âge légal dans le cadre du dispositif « départs anticipés pour carrière longue ».

Au régime des non-salariés agricoles, l’effectif de retraités est en baisse de 3,1 % sur un an. La diminution la plus importante concerne les droits personnels (- 3,3 %). Ce recul est lié essentiellement au nombre de décès, entre deux et trois fois plus important que les attributions de droits personnels.

 

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La population des non-salariés agricoles en 2016 – Infostat

Le recul démographique des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole se poursuit et les revenus agricoles sont de nouveau en forte baisse

En 2016, 461 800 chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole cotisent à la MSA, un effectif en baisse de – 1,2 % par rapport à 2015. Hausse du poids des sociétés, de la superficie moyenne par exploitant, de la pluriactivité et nouvelle dégradation du niveau des revenus agricoles, voici les faits saillants de l’année 2016.

Un recul démographique de même ampleur que l’an passé

Au 1er janvier 2016, 461 803 chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole sont dénombrés en France métropolitaine, un effectif en baisse de -1,2 % par rapport au 1er janvier 2015. Cette baisse, légèrement supérieure à celles des années 2012 et 2013, résulte exclusivement d’une diminution du nombre d’exploitants agricoles, la population des chefs d’entreprise agricole (entreprises de travaux agricoles, paysagistes, centres équestres, etc…) progresse de + 1,3%.

En 2016, le régime des non-salariés agricoles a affilié 19 488 nouveaux cotisants en qualité de chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole dont 2 710 anciens cotisants solidaires ; 25 276 individus ont quitté le régime. Le taux de remplacement des départs repart à la hausse, avec 77,1%, soit 3,1 points de plus qu’en 2015 ; en effet, les entrées progressent plus vite que les sorties – respectivement +9,0 % et + 4,7 % – du fait de l’augmentation du passage de cotisant de solidarité au statut de chef générée par les changements des règles d’affiliation institués par la loi de modernisation agricole.

Quant aux autres non-salariés agricoles du régime – les collaborateurs d’exploitation et les aides familiaux –, leurs effectifs poursuivent leur érosion : 30 754 individus pour les premiers (- 8,1 % en 2016) et 2 973 individus pour les seconds (- 18,1 %).

Légère progression de l’âge moyen des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole

En 2016, l’âge moyen des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole est de 49 ans, en légère progression par rapport à 2015 (48,9 ans). Il augmente légèrement pour les hommes (48,2 ans en 2016 contre 48 ans un an plus tôt) et reste stable pour les femmes (51,6 ans en 2015 et 2016). Depuis cette année, le transfert entre époux – la possibilité pour les conjoints de prendre la direction de l’exploitation lorsque le chef part en retraite –, n’est plus seulement une affaire de femmes ; il affecte aussi l’âge d’entrée dans la profession agricole des hommes. En 2016, l’âge moyen des chefs s’établit à 48,1 ans en l’absence de transfert entre époux et à 60,3 ans dans le cas contraire ; chez les cheffes, l’âge moyen est de 50,3 ans quand il n’y a pas de transfert entre époux et de 61,5 ans sinon.

Les filières de l’agriculture traditionnelle plus touchées par le recul démographique

Comme l’an passé, hormis la filière cheval, les entreprises de services et les paysagistes, toutes les activités agricoles subissent une baisse des effectifs de chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole. Les filières les plus touchées par le phénomène sont l’élevage laitier (- 3,3 % de chefs en 2016), les cultures spécialisées (- 1,8 %) et les cultures céréalières et industrielles (- 1,5 %).

Vient ensuite la polyculture associée à de l’élevage, avec une baisse des effectifs de – 1,2 % en 2016. Quant à l’élevage à finalité viande et l’élevage hors-sol, le nombre de chefs diminue plus modérément (- 0,6 %). La viticulture a connu une année atone en termes de variation d’effectifs (- 0,2 % en 2016).

Dans un contexte économique instable et tendu, la filière cheval, les entreprises de travaux agricoles, et les paysagistes tirent leur épingle du jeu ; les effectifs de chefs affichent une croissance plus franche, entre + 1,1 à + 1,4 % entre 2015 et 2016.

En 2016, environ 55 % de chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole produisent du lait, des céréales ou du bétail pour la viande. La filière lait compte plus de 93 200 chefs (soit 20,2 % de l’ensemble des chefs), le secteur des grandes cultures en représente plus de 81 300 (17,6 %) et l’élevage pour la viande en rassemble environ 77 200 (16,7 %). A ceux-ci s’ajoutent les polyculteurs-éleveurs (59 100 chefs soit 12,8 % de l’ensemble) et près de 48 400 viticulteurs (10,5 % des chefs).

Davantage de chefs pluriactifs

Pour la seconde année consécutive, le taux de pluriactivité progresse plus vite, à raison de + 0,3 point pour atteindre 16,4 % en 2016. Cette tendance reflète les difficultés actuelles rencontrées par l’agriculture et la recherche coûte que coûte d’un revenu « autre » pour pallier des revenus agricoles en forte baisse voire inexistants.

Toujours plus de sociétés et un regain d’intérêt pour le GAEC

En 2016, 57 % des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole exercent leur activité dans une exploitation ou entreprise constituée en société. Depuis 2015, avec l’application du principe de transparence pour les GAEC – les aides PAC sont désormais calculées individuellement et non plus au groupement – et la possibilité de constituer un GAEC entre époux, plus de 8 300 chefs – un effectif plus de six fois supérieur à celui de l’an passé –, ont basculé d’une EARL vers un GAEC.

En 2016, 49,2 % des exploitations ou entreprises agricoles – soit +0,9 point par rapport à 2015 –, sont constituées en société et elles représentent près de 265 000 associés.

Recul des terres mises en valeur et hausse de la superficie moyenne par exploitant

En 2016, l’ensemble des chefs d’exploitation agricole mettent en valeur 23,4 millions d’hectares de terres, une surface exploitée en repli de – 0,8 % par rapport à celle de 2015.

La superficie moyenne par exploitant poursuit son ascension : elle atteint 55,0 hectares en 2016 contre 54,6 hectares un an plus tôt.

La répartition des superficies d’exploitation demeure inégalitaire puisqu’un exploitant sur deux met en valeur une superficie qui n’excède pas 42,9 hectares ; pour 25 % des exploitants, la superficie mise en valeur ne dépasse pas 18 hectares, tandis que pour les 25 % de chefs les mieux lotis en termes de terres, la surface exploitée est supérieure ou égale à 76,1 hectares.

Une nouvelle dégradation des revenus agricoles

Toutes productions confondues, les revenus professionnels 2015 diminuent de – 11,0 % par rapport à l’an passé. C’est dans le secteur laitier que les revenus professionnels diminuent le plus fortement : – 30,7 % entre 2014 et 2015. Dans le secteur des céréales et des cultures industrielles, les revenus professionnels baissent de – 21,5 % ; dans l’élevage hors-sol, le fléchissement des revenus professionnels atteint – 11,7 %. A contrario, le secteur viticole et celui de l’élevage pour la viande ont des revenus professionnels en hausse : respectivement + 8,8 % et + 3,1 % sur un an.

Quant à l’assiette brute de cotisations, qui diminue de – 9,8 % en 2016, elle est la base de calcul des cotisations sociales de chaque exploitant, établie à partir des revenus professionnels de l’année 2015 ou de la moyenne des revenus professionnels des trois années 2013, 2014 et 2015. Elle est notamment tirée à la baisse par les résultats enregistrés dans le secteur des cultures céréalières et industrielles (- 20,7 %), dans l’élevage laitier (- 16,8 %), dans celui de la polyculture-élevage
(- 15,8 %) et dans l’élevage hors-sol (- 12,2 %).

En conséquence, les exploitants, pour diminuer le niveau de leurs cotisations sociales face à d’importants problèmes de trésorerie, ont davantage recouru à l’option annuelle ; ils sont 23,3 % en 2016 contre 20,7 % un an plus tôt.

Des mesures prises ou reconduites pour tenter de faire face aux crises

Dans le contexte économique très délicat que connaissent bon nombre d’agriculteurs, des évolutions législatives et réglementaires ont été prises pour alléger la facture sociale des exploitants agricoles, en réponse aux multiples crises agricoles.

Dans la branche maladie, le taux de la cotisation a été abaissé de 7 points et a permis une diminution de 445 millions d’euros de cotisations ; quant à la suppression de l’assiette minimale, elle a concerné plus de 141 500 chefs et a permis une diminution de cotisations de 14 millions d’euros.

Le recours à l’option annuelle pour crises agricoles a, quant à lui, été reconduit ; il a concerné 33 500 chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole et leur a permis de bénéficier d’une diminution de 47 millions d’euros de cotisations.

Autre mesure reconduite : le pacte de responsabilité et de solidarité a généré une réduction de cotisations pour les chefs de 134,1 millions en 2016 dans la branche famille.

 

Le champ des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole de la MSA est différent de celui des recensements et enquêtes structure réalisés par le Service de la Statistique et de la Prospective du Ministère de l’Agriculture :

·          Il inclut la filière bois (sylviculture, exploitation de bois, scieries fixes), une partie des métiers de la mer (conchyliculture, pêche côtière et en eau douce, aquaculture, marais salants), les artisans ruraux, les entreprises de travaux agricoles, de jardins, paysagistes, de reboisement, ainsi que des professions du monde hippique (centres d’entraînement, centres équestres)

·          Il exclut les exploitants agricoles dont l’exploitation procure une activité inférieure à l’activité minimale d’assujettissement ; parmi eux, ceux qui sont cotisants solidaires à la MSA font l’objet d’une publication à part.

Autre différence majeure par rapport aux dénombrements issus du ministère de l’agriculture : les mesures statistiques de la MSA concernant les non salariés agricoles sont réalisées au 1er janvier de chaque année.

Les collaborateurs d’exploitation : ce sont les conjoints mariés, concubins ou pacsés des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole, dès lors qu’ils participent à la mise en valeur de l’exploitation.

 

Service de Presse
Géraldine Vieuille : 01.41.63.72.41 / vieuille.geraldine[at]ccmsa.msa.fr
Caroline Tonini : 01.41.63.70.97 / tonini.caroline[at]ccmsa.msa.fr

 

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Note conjoncture n°40 – Économie agricole, santé, accident du Travail, RSA, retraite

Au 3e trimestre 2016, les prix agricoles à la production sont stables sur un an.

Au 1er trimestre 2016, l’emploi des salariés agricoles reste favorablement orienté.

Les intentions d’embauche reculent dans le secteur de la Production et du Tertiaire.

Moindre baisse des remboursements de soins de ville au troisième trimestre 2016.

Le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles baisse fortement pour les deux régimes en 2015.

A fin septembre 2016, poursuite de la montée en charge de la prime d’activité et ralentissement atténué du nombre d’allocataires du RSA.

Les effectifs de retraités au régime des non-salariés agricoles poursuivent leur recul au troisième trimestre 2016.

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Note de conjoncture n°39 – Volet 1 : conjoncture agricole et emploi agricole

Au 2e trimestre 2016, la diminution des prix agricoles à la production s’atténue alors que celui des prix d’achats des intrants s’accroît par rapport à l’année précédente. L’excédent des échanges agroalimentaires est tiré à la baisse suite au repli des exportations de céréales et de produits laitiers.

Le recul des cours des céréales s’atténue au 2e trimestre 2016 (- 9,7 %) suite aux intempéries printanières ayant fortement pénalisées les rendements et la qualité de la récolte. Le prix des oléagineux décroît également (- 5,3 % après – 2,0 % au trimestre précédent). La tendance est toujours orientée à la baisse pour les cours du bétail, entretenue par le recul des prix des gros bovins (- 4,6 %) et des porcins (- 2,8 %), pour lesquels l’offre est toujours supérieure à la demande sur un marché concurrentiel. Le marché national du lait est quant à lui toujours pénalisé par le recul de la demande mondiale (notamment chinoise et russe), et par une offre mondiale et européenne demeurée abondante. Son prix à la production chute de – 6,0 % sur un an.

La baisse des prix d’achats des intrants s’accroît au T2 2016 (- 2,6 % sur un an) suite au recul du prix des carburants (- 12,1 %) et des aliments pour animaux (- 5,2 %).

L’excédent des échanges agroalimentaires diminue de – 20,4 % (après – 16,2 % au T1 2016). Il s’explique par la chute des exportations de céréales (- 5,8 %) vers la Chine et vers l’UE et de produits laitiers (- 6,7 %).

Le 4e trimestre 2015 révèle un trimestre « maussade » sur le front de l’emploi

Les indicateurs de l’emploi salarié agricole présentent des évolutions (CVS) orientées à la baisse. Pour le second trimestre consécutif, le volume total d’heures rémunérées et le nombre de contrats de travail encore actifs reculent respectivement de – 1,0% et de – 2,1%. Seul l’indicateur du salaire horaire global « apparent » s’accroît (+ 0,4 %).

Les intentions d’embauche progressent très légèrement, à l’image du trimestre précédent

Au 1er trimestre 2016, le nombre total d’intentions d’embauche progresse très légèrement par rapport au trimestre précédent  (+ 0,2 % en glissement trimestriel CVS). Les intentions d’embauches en CDD hors TODE progressent de + 1,4 %. Dans le même temps, pour le deuxième trimestre de baisse consécutif, les intentions d’embauche en CDI diminuent de – 2,1 %. Le secteur de la production, principal pourvoyeur d’embauches au sein du régime agricole, enregistre un recul des intentions d’embauche de – 0,4 % au 1er trimestre 2016.

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Note de conjoncture n°38 – Volet 1 : conjoncture agricole et emploi agricole

Au début 2016, le repli des prix agricoles à la production et d’achats des intrants se poursuit mais de manière modérée. Au 3e trimestre 2015, les indicateurs du volume horaire et de la permanence de l’emploi reculent, tandis que les indicateurs de salaires sont bien orientés. Les intentions d’embauche progressent très légèrement.

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Note de conjoncture n°37 – Volet 1 : conjoncture agricole et emploi agricole

En 2015, le repli des prix agricoles à la production et d’achats des intrants se poursuit mais de manière modérée. Les exportations de céréales et de boissons soutiennent l’excédent des échanges agroalimentaires. Au 2e trimestre 2015, la dynamique et la permanence de l’emploi s’accroissent. Les intentions d’embauche fléchissent faiblement au 3e trimestre 2015.

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Note de conjoncture n°36 – Volet 1 : conjoncture agricole et emploi agricole

Au 3e trimestre 2015, le rythme de la baisse des prix à la production des produits agricoles ralentit ; l’excédent des échanges agroalimentaires ressort en hausse sur les neuf premiers mois de l’année.

Au 1er trimestre 2015, l’emploi agricole est stable.

Le repli du nombre d’heures travaillées des secteurs de la transformation, du tertiaire et des « Activités diverses » est  intégralement compensé par la croissance du secteur de la Production, premier secteur agricole en termes de volume horaire travaillé. Ces évolutions s’accompagnent d’un transfert de l’emploi en CDI vers l’emploi en CDD. Soutenue par la forte hausse du secteur de la production (+4,0 %), la masse salariale progresse légèrement (+0,8%).

Les intentions d’embauche progressent au 2e trimestre 2015.

Au 2e trimestre 2015, le nombre d’intentions d’embauche au régime agricole continue sa progression (+6,5 % après +2,2 %).

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Note de conjoncture n°35 – Volet 1 : conjoncture agricole et emploi agricole

La baisse des prix à la production des produits agricoles se poursuit au 2e trimestre 2015 ; l’excédent des échanges agroalimentaires progresse

Au 2e trimestre 2015, les perspectives d’une production mondiale record pèsent sur les cours des céréales. Le prix des vins continuent en outre de fléchir, notamment les prix des vins AOP. Les prix des fruits et légumes frais sont en hausse sur an, soutenus par le recul de la production et le dynamisme de la demande. Les prix d’achat des moyens de production agricole restent orientés à la baisse dans un contexte de chute des prix de l’énergie et des lubrifiants.

En cumul de janvier à juin 2015, l’excédent des échanges agroalimentaires s’établit à 4,5 Md€, contre 4,2 Md€ pour la période correspondante de l’année précédente. La progression résulte de la hausse des exportations de céréales et de boisson. Ces évolutions favorables font plus que compenser la diminution des ventes de produits laitiers et de produits transformés à base de céréales ou de fruits et légumes.

Au 4e trimestre 2014, l’emploi agricole est en léger retrait

Le recul de l’emploi saisonnier (-0,8 %) provient du décalage des travaux agricoles au 4e trimestre un an plus tôt. Hors secteur de la production, l’emploi global en volume progresse en effet de +0,7 %. Ces évolutions s’accompagnent ce trimestre encore d’un transfert de l’emploi en CDI vers l’emploi en CDD. Portée par une augmentation du salaire horaire moyen plus forte que l’évolution du Smic et l’essor des CDD, la masse salariale s’accroit en fin d’année 2014 (+2,3 %).

Les intentions d’embauche progressent au 1er trimestre 2015

Avec une évolution de +2,2 % au 1er trimestre 2015, le nombre d’intentions d’embauche au sein du régime agricole repart à la hausse. Cette augmentation concerne les CDI (+3,6 %) et les CDD hors TODE (+6,3 %) tandis que les embauches en TODE diminuent légèrement (-0,9 %). Le secteur de la Production, qui concentre plus de sept embauches sur dix au sein du régime agricole, progresse de +2,5 %.

Les installations d’exploitants agricoles baissent faiblement en 2014

En 2014, 12 900 non-salariés se sont installés en tant que chefs d’exploitation agricole. Ils sont 300 de moins que l’année précédente, ce qui représente une baisse de -2,3% contre +6,0% en 2013. La dynamique des installations est en effet dépendante des cessations d’activité des chefs d’exploitation agricole. Or ces dernières ont diminué de -6,3 % en 2014. Le niveau de remplacement des départs en retraite par les installations s’établit à 80,0% en 2014 (76,7% en 2013). Enfin, les installations restent marquées par une stabilité du poids des chefs pluriactifs et le développement des formes sociétaires.

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Note de conjoncture n°34 – Volet 1 : conjoncture agricole et emploi agricole

Le mouvement de baisse des prix à la production des produits agricoles se prolonge au 1er trimestre 2015 ; l’excédent des échanges agroalimentaires est stable

Hormis pour les œufs et les légumes frais, l’ensemble des productions agricoles végétales ou animales se heurte à la baisse de leurs prix. La production record de la campagne précédente continue de peser notamment sur les cours des produits des grandes cultures. Le prix des vins est en léger retrait en raison de la forte baisse des cours des vins AOP. Par ailleurs, les prix d’achat des moyens de production agricole reste orienté à la baisse dans un contexte de chute des prix de l’énergie et des lubrifiants.

En cumul de janvier à mars 2015, l’excédent des échanges agroalimentaires s’établit à 2,5 Md€, un niveau proche de celui observé un an plus tôt. Cette stabilité est le résultat du recul persistant des cours céréaliers, compensé ce trimestre par la progression des volumes exportés.

Au 3e trimestre 2014, l’emploi agricole s’accroît fortement en raison de l’avancée des récoltes

Dans ses trois grandes composantes (Heures travaillées, Contrats et Masse salariale), l’emploi du régime agricole reste bien orienté, particulièrement pour le secteur de la Production. Le 3è trimestre, traditionnellement caractérisé par un pic d’activité, est marqué à l’été 2014 par des conditions météorologiques très favorables. Le phénomène de transfert de l’emploi en CDI vers l’emploi en CDD persiste par ailleurs et concerne l’ensemble de l’activité agricole.

Les intentions d’embauche sont en nette diminution au 4e trimestre 2014

Les intentions d’embauche reculent fortement sur un an en raison de l’effet de base joué par le report sur le 4ème trimestre 2013 de l’emploi saisonnier du fait du décalage des récoltes. Les conditions météorologiques ayant été moins atypiques en 2014, la baisse des embauches en TODE du 4e trimestre constitue donc plutôt un retour à la tendance normale.

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Note de conjoncture n°33 – Volet 1 : conjoncture agricole et emploi agricole

La baisse des prix à la production des produits agricoles se poursuit au 4e trimestre 2014 ; cette baisse des prix pèse sur l’excédent des échanges, en forte dégradation sur 2014

A l’exception du vin, des œufs et des légumes, la baisse des prix continue d’affecter l’ensemble des produits agricoles. Les niveaux record de la récolte mondiale pèsent sur les cours des céréales et oléagineux. Le prix de l’ensemble des vins reste en revanche élevé, mais la tendance haussière s’atténue en raison d’un potentiel de production viticole 2014 estimé en hausse par rapport aux années 2012 et 2013. Par ailleurs, les prix d’achat des moyens de production agricole sont toujours orientés à la baisse en lien avec la chute des prix des carburants.

L’excédent des échanges agroalimentaires s’établit à 9,2 Md€ en 2014, en diminution de 2,0 milliard d’euros sur un an. Cette dégradation s’explique principalement par le recul du prix des céréales et des volumes vendus.

L’emploi agricole reste orienté à la hausse au 3e trimestre 2014

Au regard de ses trois grandes composantes, heures travaillées, contrats et masse salariale,  l’emploi agricole augmente fortement (respectivement +5,3 %, +4,5 % et +4,6 %). Les conditions météorologiques favorables du printemps contribuent à cette hausse saisonnière, notamment dans les secteurs de la production et de la transformation. Enfin, le phénomène de substitution de l’emploi en CDI au profit de l’emploi CDD persiste au cours de la période.

Les intentions d’embauche sont en nette augmentation au 3e trimestre 2014

Soutenu par les embauches en CDD-TODE dans les secteurs de la production et de la transformation, le nombre d’intentions d’embauche augmente sensiblement (+27,6 %). Deux facteurs expliquent cette évolution : l’effet de base joué par le report sur le 4ème trimestre 2013 de l’emploi saisonnier lié au décalage des récoltes et une production abondante de fruits et légumes en 2014.

Le nombre de chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole cotisant à la MSA baisse modérément en 2014

La baisse du nombre de chefs d’exploitation ou d’entreprises agricoles (-1,0 %), comparable à celle de l’an passé (-1,1 %), s’inscrit dans la tendance observée depuis 2005. A ce recul démographique s’ajoutent les grandes évolutions structurelles observées depuis dix ans : l’augmentation du poids des sociétés et le développement de l’imposition au réel.